Le Grenelle de l'Environnement fête son quatrième anniversaire! C'est l'occasion de faire un bilan et de montrer que le Grenelle est désormais entré dans le quotidien des Français et prend corps dans les territoires.
Quels exemples d'actions au service de la protection de l'environnement?
Notre manière de décider a été transformée : un grand Ministère du Développement durable a vu le jour, le Conseil Economique et Social s'est transformé et, en se dotant d'un collège environnemental, est devenu le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE).
L'amélioration de notre efficacité énergétique a été au coeur des réflexions engagées dans tous les secteurs d'activités.
Les énergies renouvelables ont été développées : leur part dans la consommation finale d'énergie est passée de 9,7% en 2005 à 13% en 2010. Dans le secteur de la production d'électricité, la capacité éolienne installée a été multipliée par 8 entre 2005 et 2010.
Les modes de transports ont connu une véritable révolution : notre parc automobile neuf est le moins émetteur de CO2 de toute l'Europe (grâce notamment au bonus-malus écologique), les transports en commun et le programme de lignes à grande vitesse ont été massivement soutenus.
La préservation de la biodiversité est devenue une priorité. En 2012, le parc national des Clanques verra le jour, après les parcs marins de Mayotte et du Golfe du Lion.
Quels sont aujourd'hui les nouveaux chantiers?
Le développement des énergies renouvelables s'amplifie avec la modernisation du régime juridique de l'éolien terrestre afin de raccourcir les délais de mise en oeuvre et donner plus de garanties aux riverains. Ainsi que le soutien au photovoltaïque, dont la production a déjà dépassé l'objectif fixé pour fin 2012.
La maîtrise de la facture énergétique est une priorité pour le pouvoir d'achat aux Français dans un contexte d'augmentation des prix de l'énergie : simplification et aménagement de l'éco-prêt à taux zéro cumulable avec le crédit d'impôt développement durable pour inciter les ménages à mieux s'isoler, à diversifier leur mode de chauffage et à encourager les travaux de rénovation lourds.
La lutte contre le changement climatique : le bilan exemplaire de la France
Nous avons dépassé les objectifs fixés : en 2010, alors que le protocole de Kyoto visait une stabilisation de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la France connaissait une baisse de plus de 10% par rapport à 1990.
Au niveau mondial, l'implication de la France ne faiblit pas : le Président de la République a ainsi été l'un des principaux artisans du paquet énergie-climat, qui constitue la feuille de route européenne d'ici 2020.
Une agriculture responsable : un défi pour la biodiversité
Le Gouvernement a su adopter des positions courageuses, en traitant notamment le sujet sensible des OGM. Les partenaires de la France ont été mobilisés : c'est sous la présidence française de l'Union européenne qu'un renforcement des règles d'évaluation des OGM au niveau européen a été adopté.
Miser sur l'agriculture biologique (850 000 hectares certifiés biologiques en 2010). Ceci représente une dynamique très importante : +50% d'opérateurs biologiques entre 2008 et 2010.
Les transports : vers plus de collectif
Le TGV est un transport beaucoup plus durable (8,2 g de CO2 par voyageur et par km) que la voiture (144 g) ou l'avion (120 g). C'est pourquoi d'ici 2020 la réalisation de 2 000 km de lignes à grande vitesse sera engagée.
La desserte des villes par les transports en commun est une priorité : avec plus de 1500km de voies nouvelles d'ici 2020, l'ensemble des transports collectifs français va prendre une nouvelle dimension.
Les déchets : une filière stratégique pour la croissance verte
Recycler permet d'obtenir des matières premières et de l'énergie, et donc d'améliorer la balance commerciale de la France
Deux objectifs en passe d'être tenus, avaient été dégagés : réduire la production d'ordures ménagères de 7% entre 2008 et 2013, développer le recyclage et la valorisation pour atteindre un taux de recyclage de 35% pour les déchets ménagers et de 75% pour les déchets des entreprises en 2012.
Les emplois : un atout pour la France
Les emplois verts (+4,9% en moyenne annuelle entre 2004 et 2009) présentent de nombreux avantages, le premier étant qu'ils sont pour la plupart non délocalisables. Par ailleurs, l'économie verte recouvre toutes les catégories socio-professionnelles, permettant à tous les Français de profiter de la croissance verte.

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